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 Le petit chaperon Rouge

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Rouge

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Date d'inscription : 06/06/2012
Localisation : dans un petit pot de beurre

MessageSujet: Le petit chaperon Rouge   Ven 13 Juil - 18:52

Je tousse après avoir mit une nouvelle bûche sur le feu. La casserole est chaude, je la retire de l'âtre sans grande hâte. A travers la fenêtre la brume a déjà inondé le marécage avoisinant. Humide et froid. Mes os douloureux m'avaient déjà annoncé cette fatalité en sortant du lit ce matin. Vieux corps dans un corps vieux, ce qui veux dire somme toute la même chose mais cette pensé m'amuse pendant que je prépare mon café. Je jette un coup d’œil dans le fond de la pièce. L'atelier d'écriture m'attend toujours dans le même état où je l'ait laissé la veille. Je me demande pourquoi je ressent autant ce besoin d'écrire. J'attrape mon café sur la table qui me sert de cuisine et l'apporte en me trainant à travers l'unique pièce de ma chambre. Je dépose ma tasse a coté de la pile de feuille blanche et m'installe confortablement sur ma chaise. Cette chaise voyait mes fesses trop souvent pour ne pas faire l'effort d'être confortable. Je tire la machine à écrire à moi et installe une feuille prête à l'emploi. La feuille immaculé me regarde de son vide insondable, un vide qui sonne comme un reproche. Plusieurs minutes passe sans que rien ne me vienne. On se regarde longuement, la feuille et moi. Comme deux chien de faïence. Un tapotement irritant se glisse dans ce combat singulier. Je plisse les yeux. Ce combat est entre nous deux, et ce tapotement persistant n'aura pas raison de moi. Je ne détournerais pas le regard pour si peu. Le tapotement perdurent... Mes yeux débusques sa provenance. Ah! Mes doigts qui frappe nerveusement la table de bois... Je n'y arriverais pas. Je me roule un pétard. Trois minutes plus tard, me voilà qui expire des ronds de fumé en relisant les archives de mon histoire. Cet autre tas de feuille taché de mes pensées qui avait connus l'épreuve de l'encre.

- - - -

Il était une fois sur une île très lointaine, une belle enfant qui était comme toutes les enfants de son âge: innocente et naïve. Elle était la plus jolie qu'on eut sut voir, et ses parents, d'humbles tisserands en étaient fier comme des coq en pâte. Cette humble famille habitait sur une île tout aussi humble et sans histoires où ils coulaient des jours heureux. Mais le destin allait en décider autrement et troubler cette harmonie.
C'est cette histoire que je m'en vais vous raconter.
L'île était peuplé d'hommes, qui travaillaient la terre et n'avaient d'autres préoccupations que de nourrir leurs familles. Il n'y avait aucune mégalopole sur toute l'étendue de l'île. Du bord de mer à l'intérieur des terres il y avait que de petits villages sans prétentions maintenant des relations cordiales avec leurs voisins. Les décisions politiques étaient décidé par les communautés et les conflits étaient pacifiquement démêler. Une île où régnait la paix et la justice. Cette utopie existait depuis toujours selon certains, même lorsque cinquante ans avant notre ère, des étrangers se faisant appeler "gouvernement" débarquèrent et annexèrent l'île par quelques négociations musclés. Pour préserver la paix, l'île n'avait pas résisté longtemps et sa puissance agricole compta bientôt parmi celles qui fournissaient le gouvernement. Le commerce était florissant, tout allait bien dans le meilleurs des mondes. Un jour, un loup gigantesque apparut d'on ne savait où dans les forêts de la contré. Plus gros que les plus grosses bêtes de bétail, elle éclaircissait les troupeaux et, dit-on, dévoraient les voyageurs isolés. Le mal alla en ce multipliant, et ce fut en ces temps troublés où naissait la peur dans une utopie ordonné qu'une jeune fille de seize ans répondant au nom de Rouge alla porter un petit pot de beurre et une délicieuse galette à sa mère grand très malade de l'autre coté de la vallée.

« Et ne t'attardes pas sur la route surtout! Les environs ne sont plus sûr. Tu embrassera ta mère grand et prendra bien soin d'elle jusqu'à ce que nous vous rejoignons dans trois jours. »

Sa mère l'embrassa et, toute heureuse d'accomplir une tâche aussi importante, Rouge mit son chaperon écarlate que sa mère lui avait confectionné et s'en alla gaiement chez sa grand mère.

-Il était temps qu'elle me lâche celle là... Je parie qu'il m'attend déjà.

Courant sur le sentier pour rattraper le temps perdu, elle atteint bien rapidement le couvert des arbres pour y retrouver son ami. Cet ami qui était plus vieux qu'elle et qui était le stéréotype du beau brun ténébreux, l'accueillis d'un baiser sur ses petites lèvres rouges. Le garçon n'en menait pas large non plus. C'était elle qui avait insisté pour qu'ils le fassent aujourd'hui et à cet endroit. La demoiselle posa son panier au sol et enleva sa capuche en lui lançant un regard malicieux vert mousse.

-j'ai du beurre.

Devant la tête ahuris de son compagnon, elle éclata d'un rire cristallin et lui sauta dessus, les faisant tout les deux tomber à la renverse et rouler dans l'herbe. Commença alors une danse endiablé où les vêtements furent les premières victimes de leurs ébats, où ils firent ce qu'ils avaient déjà fais au détour de câlins encore timides, où ils firent ce qu'ils ne savaient pas encore faire sous cette frondaison de feuille qui leurs servait de toit à leur nid d'amour, et où ils firent ce qu'ils n'avaient pas prévus de faire au départ en se levant ce matin là, et où Rouge faillis regretter son enthousiasme initiale.
Plusieurs heures s'étaient écoulés, et ce début d'après midi qui avait vue leurs premiers baisés avait considérablement vieillis dans le ciel. La température commençait à se rafraichir.

-tu me raccompagne chez ma grand mère?

-Bien sûr, pour rentrer au clair de lune? Non merci.

Elle eut beau le supplier, ce jeune garçon qui avait passer une très très bonne après midi n'aspirait qu'à rentrer chez lui sans plus se préoccuper de rien. Las, et après l'avoir traiter de tout les noms, Rouge reprit son chaperon et suivit convenablement le sentier. L'air se refroidissait et le soleil venait de disparaître derrière les montagnes. Le monde s'assombrissait. Rien qui n'inquiéta outre mesure notre courageuse enfant. Décidant qu'un raccourcis lui ferait atteindre la maison de sa mère grand plus rapidement, elle coupa à travers champs puis coupa à travers troncs, feuilles, et forêt. Sous les arbres, la luminosité devenait plus ténus et le monde devint bientôt un chapelet de nuances grise et noir. Alors que les pas de rouges faisaient un boucan d'enfer dans cette forêt silencieuse, un grondement sourd se fit entendre.

-Bonjour toi.

Après avoir salué convenablement un morceau de galette dégoûtant de sucre entre ses doigts, elle l'enfourna dans sa bouche sans plus de cérémonies, calant sa faim par bouchés. Si elle ne laissait qu'une moitié de galette, personne ne s'en étonnerait. Les temps son dur.
Quand elle arriva sur le seuil de la cahute de sa grand mère, la nuit était déjà tombé. Le jeune garçon avait parlé avec sagesse. Pourtant, ils auraient put remettre le couvert cette nuit là chez la mère grand. Tout à ces pensées, Rouge se retrouvait seul devant le pas de l'imposante porte de sa grand mère. La vieille dame avait été marié à un serrurier de renom pendant plus de cinquante ans et la porte témoignait de son talent. Rien n'aurait sut la forcé sans en connaître la clé. Elle frappa à la porte.

-Qui est là?

Fit une voix étouffé derrière la porte de bois.

-C'est Rouge, Laisse moi entrer mère grand!


-Qui ça?

C'était moche de vieillir.

-C'est votre petit Chaperon Rouge, qui vous apporte une galette et un petit pot de beurre que ma mère vous envoie.


-Tire la chevillette et la bobinette cherra.

La grand mère avait crié pour être entendus, et lorsque Rouge entra dans la maisonnette, elle découvrit sa grand mère en train de tousser, de tousser et encore de tousser sur son grand lit, croulant sous les couettes et les couvertures. Rouge lui montra le petit pot de beurre et la galette qu'elle venait d'apporté et toute contente d'avoir accomplit sa mission, déposa le tout sur la table dans un soupir soulagé.


-Entre entre! N'ai pas peur. Installe toi et fait comme chez toi. Je ne peut pas me lever.

-Mais que vous est il arrivé mère grand?


-Une vilaine bête, au village, derrière les montagnes, m'a mordu le dos. Et... le fils du meunier m'a ramener sur le sien! C'est une vilaine bête qui m'a mordus. Oui... Oui une très vilaine bête...

Disant cela elle s'était renfoncé dans son lit. A y regardé, son oeil était jaune et son souffle court. Rouge n'avait pas besoin de la touché pour savoir qu'elle était brulante. Affolé, la belle enfant demanda poliment à son aînée si elle pouvait faire quelque chose pour la soulagé.


-Rien mon enfant. Tu est une gentille petite fille. Embrasse plutôt ta grand mère. Oui, ça me ferait plaisir. Tu est une gentille petite fille...

Elle partait en divagation et embrassé cette vieille peau dégoutante ne la réjouissait guère. Mais dans tout les cas Rouge savait qu'en allant voir sa mère grand, le bisous serait de mise, qu'elle divague et soit une vieille peau ou non. Et ça restait sa mère grand, donc Rouge ravala sa fierté d'adolescente et l'embrassa sur le front. Celle ci lui saisit la main en gémissant. Rouge réalisa alors qu'elle assistait sans aucun doute aux derniers instants de son aïeul. Elle n'avait jamais été confronté à la mort et une certaine appréhension s'emparait d'elle. Qu'allait-elle faire dans une maison d'une pièce avec une morte dans le lit? Et sa mère qui serait anéantis par la nouvelle. Elle le lui reprocherait! Oh, bien sûr Rouge connaissait sa mère. Elle ne lui reprocherait jamais une chose pareille... du moins explicitement.
Cela dit, Rouge se rassura. Sa grand mère avait une sacré poigne pour quelqu'un au bord de la mort. Rouge puisa dans ce regain de courage en fournissant un pâle sourire à la malade. Une sacré poigne oui. Son sourire se crispait. Une sacré poigne qui se resserrait. Rouge glapit. Elle avait essayé de faire la courageuse en ne disant rien, mais sa grand mère lui faisait très mal au poignet. Elle allait peut être le casser. Rouge tira pour s'échapper.

-Arrêtez mère grand, vous me faites mal!

Comme ayant donné le signal, sa mère grand retrouva la voix. Elle gigotait dans son lit en laissant échappé de long râles entrecoupé de hoquets mais rien ne permettait à la douce jeune fille d'échapper à ces serres. Rouge commençait à paniquer. Il se passait quelque chose de vraiment anormal dans cette maison. Sa mère grand ne voulait pas la lâcher, malgré tout ses efforts pour se dégager. Elle tirait, hurlait, glissait sur le tapis de sol. Sans résultats. S'abandonnant au pied du lit elle laissa tomber sa vaine résistance.

-Arrêtez! S'il vous plait...

La voix de Rouge faiblissait et la peur lui ôtait toutes ses forces. Les couettes remuèrent en laissant s'échapper le relent nauséabond des blessure. L'odeur était si insupportable que Rouge sentit son ventre se soulevé, eut un haut le cœur et rendit son déjeuner sur l'épais tapis. Blanche, Rouge releva les yeux vers sa mère grand et y puisa assez de terreur pour glisser des mains de la vieille dame et bondir jusqu'au fond de la pièce. Elle avait entrainé la créature hors du lit, la faisant chuter à son pied. Le visage enfantin de Rouge se tordit en un rictus de terreur. Elle ouvrit la bouche plusieurs sans qu'aucun son n'en sorte, tentant d'appeler au secours, même au milieu de cette immense forêt. Simple formalité.

-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH!

Sa mère grand se transformait. Elle se transformait en quelque chose et Rouge n'avait aucune envie de savoir en quoi. Pourtant, alors qu'elle regardait pétrifié la transformation suivre son cours, des crocs apparurent, puis des poils blanc sur tout le corps formant une toison d'argent, et enfin au prix de violent soubresauts qui aboutissait à la fracture horrible des os et à la formations d'angles aigüe anormaux, une trogne monstrueuse en lieu et place du visage. Elle aurait voulus partir mais les secrets de la bobinette et de la chevillette l'en empêchait. Dos contre le mur de rondin, Rouge tentait de trouver se rassurer en rationalisant ce qu'elle voyait. Elle aurait voulus fermer les yeux et se convaincre que tout ceci n'était qu'un rêve, mais comme dans les rêves, elle ne pouvait détourner le regard ni bouger un cil. Elle n'avait pourtant pas manger de ces champignons, elle en était certaine, la dernière fois devait remonter à plusieurs mois. Rouge eut soudain un doute quand t-à la galette et le petit pot de beurre. L'idée était fugitive mais lui donnait déjà un début d'explication devant le monstre qui apparaissait devant ses yeux. Elle s'accrocha à cette idée. L'idée prenait peu à peu tout son sens d'ailleurs. La galette et le pot de beurre. Elle ne voyait pas ce qui se passait vraiment. Sa mère grand ne pouvait pas se transformer en bête comme ça, ce n'était donc rationnellement pas vrai.

Sous ses yeux la créature finissait sa transformation et les borborygme humains avaient disparut. La pièce empestait, les sons étaient horrible. C'était la galette et le beurre se disait Rouge. Rouge roulait des yeux dans tout les sens. C'était la galette et le petit pot de beurre que ma mère m'a demander d'apporter se disait Rouge. Son rythme cardiaque, qui s'était ralentit lorsque les causes de ses visions étaient évidente recommençait à s'emballer. C'était la galette et le pot beurre se disait Rouge. Angoisse. L'angoisse était une sentiment terrible. Oppressant, froid, envahissant. Ses doigts se refermaient sur quelque chose adossé au mur. C'était la galette, ou bien le beurre se disait Rouge. Elle brandit à bout de bras l'objet pour mettre au moins quelque chose entre la créature et elle. C'était une hache pour couper le bois se dit Rouge. Une ombre passa dans ses yeux. Elle se décolla du mur et empoigna fermement la hache.

-Ce n'est pas la galette et le beurre!

Sa voix tremblait mais la colère lui redonnait de la fermeté. La créature était bien réelle. L'odeur était bien réelle. Cette situation était bien réelle et sa mort imminente était bien réelle. Il était temps d'y faire face, de prendre sa vie en main au risque de les laissez entre les doigts de la mort. Rouge fit un pas vers la créature en brandissant son arme. On y devinait une gueule de loup au corps atrophié encore atrophié. L'arrière train avait quelques difficultés à suivre la transformation. Rouge n'allait pas lui permettre de l'achever. Elle prit son élan, ses bottes firent quelques bruit mâte sur le tapis puis un seul bruit visqueux suivit d'un sourd. Elle s'affala aux cotés du loup. Rouge avait glisser sur son vomit. Rouge savait qu'elle devait se relever, sans ça elle perdrait la vie.
En un battement de cœur la belle enfant vit la gueule du loup se rapprocher alors qu'elle même rejetait violemment la tête en arrière. La gueule l'atteignit avant qu'elle ne soit hors de portée et se referma sur son délicat visage. La chair tendre céda sous les crocs et glissèrent sur l'os de la mâchoire. La gueule essaya de raffermir sa prise, mais la mâchoire ainsi que tout ce ce à quoi elle était rattaché s'échappa jusqu'au mur de rondin. Rouge hurlait en se tenant le bas du visage dans les mains. Du sang frais s'échappait d'entre ses doigts malgré tout ses efforts et tâchait son magnifique chaperon. Elle avait bien crus que la bête lui avait arracher la mâchoire et que sa langue pendait sans son réceptacle naturel. Elle avait perdus du temps. Devant elle, un loup monstrueux se tenait sur le tapis. C'était bien un animal qu'elle voyait, mais plus gros, plus massif, moins rapide à cause des pattes arrière et du train trainant derrière le buste et la gueule qui rampait dans sa direction, se débarrassant des couvertures emmêler.
La hache était resté près du loup et Rouge se retrouvait de nouveau à son point de départ, dos au mur mais pissant le sang cette fois. Rouge se sentait furieuse de son impuissance et sentait la panique la regagner. Sentir la panique arriver lui fit assez peur pour la ressaisir. Elle devait faire quelque chose avant d'être trop faible. La belle enfant maculé de son propre sang essuya ses mains poisseuses sur le tapis et le souleva. Le tapis faisait la largeur de la pièce et elle le souleva comme un voile protecteur devant elle avant de fondre sur la créature pour l'en recouvrir. Le loup gigotait en dessous. Ses mâchoires ne parvenaient pas à attraper un morceau de tapis pour le déchirer et ses pattes avants griffaient le sol et le tapis en l'écorchant de ses griffes.
Rouge n'avait rien prévus de plus. Elle aurait aimé être plus forte et faire basculer l'armoire d'ébène sur le loup cul de jatte, elle aurait aimé avoir réussit son coup de hache, elle aurait aimé que tout cela arrive à quelqu'un d'autre qu'à elle. Tout ce qu'elle pouvait faire à ce moment là était de rester hors de porté en s'évertuant à maintenir le tapis au dessus. Ce manège là dura longtemps sans qu'aucune autre solution ne lui vienne à l'esprit. Lorsque les premiers signes de fatigues arrivèrent, la panique afflua et la peur la maintint éveillé. Au comble du désespoir, Rouge se contentait de hurler, de saigner et de se débattre. Elle ne voulait pas lâcher le monstre qui se débattait en grognant sous elle, ni se préoccupé de l'atroce odeur qui régnait dans la pièce, ni du sang qui coulait de son visage. Sa vie tout entière était suspendus sur cet impératif de garder le loup sous le tapis. Le temps n'avait plus lieu d'être. Plusieurs fois ses forces l'abandonnèrent et plusieurs fois elle se découvrit des réserves d'énergies supplémentaire pour tenir encore une petite minute. Quelqu'un devait passer dans le coin. Un bucheron, un chasseur, quelqu'un devait forcément passer par là et la secourir. Même au milieu de cette forêt cette personne entendrait les cris, les grondements, les bruits de luttes.

On l'entendirent. On l'écoutèrent. Les oiseaux étaient les témoins de ces clameurs. Ces derniers chantèrent la fin de la bataille à la naissance d'un rayon de soleil filtrant à travers les arbres. Le rayon de lumière s'insinua à travers la fenêtre et dessina une tâche blanche sur un coussin éventré. Rouge respirait avec difficulté. Son corps était tétanisé. Elle prenait conscience avec un temps de retard que plus rien ne bougeait en dessous. Elle attendait, ne réalisant pas encore. Que le temps s'écoulait normalement et que tout était finit. En fin de compte, la jeune fille encrouté de sang séché releva le tapis et y découvrit sa mère grand. Les couleurs qu'on lui prêtait la veille avaient disparut et elle semblait se porter à merveille jusqu'à ce qu'une hache ouvre son crâne en deux, mettant un terme à sa vie. Rouge l'avait vus trainer par là, juste sous ses jambes.

-Une gentille petite fille...

Elle jetait la hache au loin accompagner d'un glaviot de sang. Cette hache avait été si proche et si inaccessible toute la nuit... Sa blessure ne saignaient plus mais commençait déjà à suppurer. L'odeur revint aux narines de Rouge. Elle était nauséabonde, putride, mais Rouge l'avait respirer depuis la tombé de la nuit et n'en avait cure. Elle s'allongea sur le lit sans plus de cérémonies et s'endormit. Elle se réveilla le lendemain dans l'après midi avec une faim de loup. Elle fit un sort au beurre et à la galette, se nettoya, piocha dans le sellier et regagna les draps de son aïeul. Le troisième jour cette dernière commençait vraiment à sentir donc Rouge roula la charogne dans le tapis et l'entreposa dans un coin. La mort ne réussissait pas à cette vieille peau. La belle enfant recouverte de saleté se sentait faible. Elle pensait que quelqu'un viendrait la chercher tôt ou tard pour la nettoyer, la soigner et prendre soin d'elle. Dans ses rêves, des loups hurlaient dehors et un autre toujours plus monstrueux sortait du tapis pour la dévoré sans qu'elle n'ai pus esquisser un seul geste.

Personne ne vint la chercher. De ses parents, nulles nouvelles. Rouge sortie par la fenêtre après avoir piller le sellier. Quelques heures plus tard elle avait atteint le village sans croisé personne. Le village était vide, ses habitants l'avaient déserté en hâte, le silence régnait dans les étables. Elle passa plusieurs semaines dans ce village abandonné. C'était chez elle et elle n'avait nulle part où aller. Rouge ne savait pas où tout le monde était partis et se sentait seule. Pourtant, quand des voyageurs passèrent dans le village, elle se cacha d'eux, n'osant leurs demandé des nouvelles. Leurs attitudes prudentes et aux aguets en disaient assez long. Elle était encore chez elle lorsque la nouvelle pleine lune survint.

Elle était en train de dormir dans son lit quand une sensation étrange s'emparait de son être. L'expérience qui s'ensuivit était très désagréable. Elle avait l'impression qu'on la retournait comme un gant de l'intérieur plusieurs fois. Pourtant, c'était un mal pour un bien. Le mauvais quart d'heure passé, elle découvrit un monde sous une toute nouvelle forme. Des sensations jusqu'alors inconnus. Courir, sentir, bondir. Se fondre dans les ombres. Cette nuit là passé, elle se sentit mieux. Elle s'était rendus compte qu'elle avait couvé une saloperie depuis la tragédie de sa mère grand, qui l'avait affaiblis jusqu'à cette nuit. Cette fameuse nuit, elle le ressentit comme une douloureuse renaissance même si on ne naissait pas sans douleur. Les nuits suivantes, Rouge s'abandonnait à cette forme bestial en y gardant un semblant de contrôle pour mieux en profiter. Elle quitta le village peu après. Parcourant les routes comme vagabonde de jour et comme loup de nuit, transportant son baluchon dans le gueule ou au bout d'un bâton. Ses pérégrinations lui révélèrent ce qui se passait dans la région. Villages abandonnés, bûchés populaires, battus infructueuses, tout cela n'avait été que les cas les plus courant qu'elle avait put apercevoir et n'avait fait qu'attiser sa curiosité.

L'île avait sombrer dans le chaos. Des meutes de loups s'étaient formés aux quatre coins du pays. On mit du temps à découvrir la véritable nature de ces loups. On mit encore du temps avant de trouver un moyen efficace pour les combattre et toujours plus de temps avant de réclamé des forces armés des îles environnantes.

Quand des mercenaires de toutes les contrés débarquèrent, la famine sévissait sur toute l'île. Un an s'était écoulé depuis la renaissance de Rouge. Alors que beaucoup mourraient d'inanition, Rouge mangeait à sa faim. Obtenant de la nourriture dans les villages, dévorant les villageois isolés, son estomac de loup garou lui fournissait tout ce dont elle avait besoin. Elle avait rencontré d'autres loups comme elle sur son passage, mais aucun d'entre eux ne semblaient très malins. Rouge usait de la ruse et de ses charmes pour berner les villageois là où les autres loups tombaient dans des pièges idiots et archaïque. Profitant de son avantage pour survivre et éviter les ennuis tout allait bien pour elle, même lorsque d'inexplicables envies de meurtres se focalisait sur l'odeur d'un individus dans une troupe de guerrier.

Une nouvelles années s'écoula, mais au commencement de ce nouveau départ lunaire, une nouvelle inquiétante parvint aux oreilles de Rouge alors qu'elle traversait un village portuaire. Des navires de guerre du Gouvernement débarquaient des troupes en masse sur toute la partie nord de l'île. Le blocus de l'île était mit en place et il n'y avait nulle échappatoire pour quiconque voulait fuir cet enfer. Ces récents évènements s'étaient répandus comme une trainé de poudre dans toute la contrée. Les loups garous à l'intérieur des terres, et les forces du gouvernement de l'autre coté alors qu'ils avaient déjà subit une année à subir les mercenaires était trop pour bon nombre d'habitants. L'interdiction de fuir avait déclenché un mouvement de population cherchant à faire l'exact contraire. Les bateaux étaient affrété en hâte et Rouge n'eut aucun mal à se glisser dans l'un d'eux parmi la cohue. Le passage du blocus se fit en masse et la fuite de potentiel loup garou n'était pas tolérable pour le Gouvernement. De nombreux bateaux ne passèrent pas. D'autres oui.

Se cacher sur un bateau n'est jamais pratique, surtout lorsque chaque nuit Rouge laissait place à un loup poilus et encombrant. Elle avait réussit à esquiver habilement les marins pendant une bonne partie du voyage jusqu'à ce qu'un curieux la surpris une nuit. Il ne survécut pas. Sa disparition éveilla les soupçons, et il fallut deux autres accidents avant de faire escale. Rouge savait que ça chauffait pour elle, et elle n'attendit pas la nuit pour se faufiler hors du navire. Des hommes moins peureux que l'équipage allaient monter dans le bateaux et allait la débusquer pour lui faire la peau. Il n'y avait pas de doute à avoir pour Rouge. Cette dernière mordait son baluchon entre ses dents et atteignait la terre ferme par une amarre. Libre. Sur une nouvelle île...

- - - -

Je pose mes lunettes et soupire la tête dans les pattes. La suite... la suite... L'apparence, le sale caractère. Se remettre le personnage en tête et fouiller mes souvenir, voilà où je passe la majeur partie de mon énergie. Les trous de mémoires sont courant à mon âge, mais les victoires sur la mémoires ne sont pas si désespérés. Par exemple après avoir fuit son île natale, Rouge était...

...de mauvais poil bien entendus. Elle avait passer toute sa vie sur la terre ferme et être marin ne s'improvisait pas. Dans un endroit aussi exigus il n'y avait que peu d'option de repli. C'était d'ailleurs pour cela que trois nuits pendant le voyage elle avait dut engloutir trois hommes d'équipages. C'était la seule solution. On ne pardonnait pas aux loups garous les dégâts qu'ils avaient causés sur l'île, et bien que Rouge doutait que l'on puisse établir un bucher sur le pont d'un navire, se faire jeter à la mer ne l'alléchait pas plus que ça. En tout cas bien moins que les fesses dodus des trois hommes à bord. Elle avait dut justifier plusieurs fois ce qu'elle faisait dans la cale le jour. Elle répondait généralement par un mensonge, mais il avait fallut être plus persuasive pour certains, qui avaient appréciées ses... explications. Sur le moment, Rouge pouvait séduire n'importe qui avec ses grand yeux verts mousse et son visage angélique. Depuis sa première transformation qui avait stopper net sa poussée de croissance, sa morphologie était resté la même. Pourtant son corps avait subtilement vieillis, amincissant les traits dodue de son enfance en même temps que son innocence. Ses gestes montraient une maturité dissonante avec son physique d'adolescente. Rouge avait quelque chose de sauvage et de très troublant. Son regard malicieux et coquin encadré de ses cheveux bruns était dissimulé sous son chaperon. Rouge veillait à n’appâter de son charmant minois que les individus qu'elle avait choisis de séduire. Seul les plus observateurs notaient la singulière clarté au milieu de sa peau laiteuse de chaque cotés de sa mâchoire. La cicatrice était devenus discrète avec le temps, et l'imperfection allait bien avec son visage.
A Clavinia, elle eut l'impression de se fondre encore plus dans la masse que d'habitude. Toutes ces personnes hautes en couleurs et ces dockers ne se préoccupaient pas d'une petite fille au chaperon rouge élimé. Ou bien était-ce sa petitesse qui faisait qu'on lui marchait dessus. Ses souliers pointus louvoyait avec grâce la foule de badaud du port. On ne voyait d'elle qu'une petite fille aux habits abîmés parmi le monde sauvage de Clavinia.

Voilà, je l'ai retrouvé. Je prend une nouvelle feuille et commence à écrire...

[Loup Garou: Contrôle de l'esprit (5)]

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Dernière édition par Rouge le Ven 27 Juil - 12:13, édité 2 fois
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MJ

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MessageSujet: Re: Le petit chaperon Rouge   Mer 18 Juil - 2:04

Bonsoir, Rouge, je te souhaite la bienvenue sur Maynlie.

Tout d'abord, désolé pour l'attente, je dois dire que ces derniers jours ont été assez chargés pour moi.
C'est une idée intéressante que tu nous proposes avec cette fiche, en revisitant Perrault avec une toute nouvelle sauce. Je dois dire que j'ai bien aimé le concept.

Toutefois, il y a quelques petits détails qui me poussent à retarder un peu ta validation.
Je vais passer sur les descriptions physiques et du caractère, car on en apprend assez dans l'ensemble de la fiche pour s'en faire une idée, mais cela pourrait rester plus pratique pour d'autres lecteurs que tu fasses ne serait-ce qu'un petit point dessus à un endroit. Pour ce qui est de l'âge, on comprend que Rouge est encore jeune, mais tu restes bien fort discrète là-dessus.

Malgré tout, il y a quelque chose qui me gêne dans la morsure de la grand-mère... En effet, même s'il s'agit d'un Loup-Garou blessé et assez vieux (ce qui a sans aucun doute aidé Rouge à tenir toute la nuit), ça reste une morsure au visage (un choix que je comprends, vu l'importance des membres justement pour survivre toute la nuit). On comprend très bien pourquoi elle ne meurt pas, mais ça reste bizarre : à te lire, la blessure reste fort dérangeante sur le coup, on pourrait s'attendre à ce que ça ait laissé une cicatrice, même assez fine. Or, tu parles parfois du joli minois de Rouge, mais jamais d'une imperfection sur celui-ci.
Je sais pas si je suis très clair, mais c'était donc pour dire que ce paragraphe précis me pose un petit souci : je pense qu'il ne manque pas grand-chose pour que ça passe bien.

Du coup, je te laisse y réfléchir pour expliquer un peu mieux tout ça. N'oublie pas de prévenir lorsque tu auras fini d'éditer.

MJ

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Crédit avatar : *deathtoll1912

On ne contrarie pas celui qui joue avec les fils auxquels tient votre vie…
…surtout quand il a une paire de ciseaux à la main.


Pour dialogue : MJ.Maynlie@hotmail.fr
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Rouge

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MessageSujet: Re: Le petit chaperon Rouge   Ven 27 Juil - 12:14

J'ai édité! ^o^
Et pour plus de facilités pour toi, ô grand maitre du jeux, je vais te donner une loupe sur les quelques paragraphes rajoutés.

Pour ce qui concerne la cicatrice:

Citation :
Rouge pouvait séduire n'importe qui avec ses grand yeux verts mousse et son visage angélique. Depuis sa première transformation qui avait stopper net sa poussée de croissance, sa morphologie était resté la même. Pourtant son corps avait subtilement vieillis, amincissant les traits dodue de son enfance en même temps que son innocence. Ses gestes montraient une maturité dissonante avec son physique d'adolescente. Rouge avait quelque chose de sauvage et de très troublant. Son regard malicieux et coquin encadré de ses cheveux bruns était dissimulé sous son chaperon. Rouge veillait à n’appâter de son charmant minois que les individus qu'elle avait choisis de séduire. Seul les plus observateurs notaient la singulière clarté au milieu de sa peau laiteuse de chaque cotés de sa mâchoire. La cicatrice était devenus discrète avec le temps, et l'imperfection allait bien avec son visage.

(J'espère que ça suffira. Je n'étais pas partie au départ pour avilir le mignon petit chaperon rouge, mais effectivement si je veux que la blessure se soit fait au visage, il faut en subir les conséquences. Sinon il faudra réfléchir à une autre partie du corps.)

En ce qui concerne l'âge, je ne trouve pas d'endroit censé pour rappeler l'âge de Rouge donc je n'ai rien modifé. Quelques petits rappels explicites:

Citation :
et ce fut en ces temps troublés où naissait la peur dans une utopie ordonné qu'une jeune fille de seize ans répondant au nom de Rouge alla porter un petit pot de beurre et une délicieuse galette à sa mère grand très malade de l'autre coté de la vallée.

Citation :
Quand des mercenaires de toutes les contrés débarquèrent, la famine sévissait sur toute l'île. Un an s'était écoulé depuis la renaissance de Rouge.

Citation :
Une nouvelles années s'écoula, mais au commencement de ce nouveau départ lunaire, une nouvelle inquiétante

S'il y en a qui veulent connaitre l'âge réel de Rouge, je les invites juste à être attentif ou bien à me demander pour s'épargner la lecture. Sans quoi ils ne mérites pas de le connaître.
J'ai pensé que dans la petite description de la fin où il est dit que c'est une jeune fille en apparence mais que son visage ne collait pas avec l'âge présumé suffirait pour donné une idée.

De toute manière chacun se fait une idée, et généralement on imagine avec l'avatar.


Voilà! ^o^

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MJ

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MessageSujet: Re: Le petit chaperon Rouge   Ven 27 Juil - 22:45

Oui, je pense effectivement que tout ça suffira. Comme je te l'avais dit, il ne manquait pas grand-chose dès le départ.

[Fiche validée !
Tu peux à présent poster dans les parties RP du forum et commencer à jouer.
Et maintenant, il est temps de voir comment tu vas t'en sortir dans notre univers...
Place à tes aventures !]

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On ne contrarie pas celui qui joue avec les fils auxquels tient votre vie…
…surtout quand il a une paire de ciseaux à la main.


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Le petit chaperon Rouge
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