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 Jézabel

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Jézabel
Personne Bannie
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Messages : 134
Date d'inscription : 04/04/2011

MessageSujet: Jézabel    Sam 9 Avr - 21:25

Prénom : Jézabel
Nom : selon qui la demande
Surnom : Jazz
Sexe : Féminin
Race : Humaine
Age : 27 ans

Apparence physique :

Un port de tête altier et un regard franc et direct imposent au premier coup d'œil le caractère en acier trempé de Jézabel. Elle est belle, pas de doute à avoir là dessus mais d'une beauté froide et disciplinée.
Un œil avisé décèlera rapidement ses origines exotiques : son teint couleur de bronze et sa cascade de boucles ébènes sentent bon les tropiques. Pourtant la beauté de son hâle naturel a pâlit d'être gardé à l'abri du soleil et ses mèches folles ont sut être domptées par une coiffure plus sophistiquée.
Depuis l'air neutre de sa bouche pulpeuse à la droiture aristocratique de son nez et même la souplesse de sa peau semblent indiquer que Jézabel n'est pas n'importe qui. La question posée est : à quel point ? Peut-être même vous demandez vous à quoi elle ressemble au réveil d'une bonne cuite sans ses artifices ?
Ces réponses ne seront pas aisées à obtenir : d'autres ont essayé avant vous…

Description du caractère :

Déterminée à l’extrême, tel est le premier trait qui caractérise Jézabel. Malgré les saisons écoulées, les difficultés, les échecs répétés, jamais elle n’abandonnera le but qu’elle s’est fixé.
Ensuite, elle est très, très têtue. Ce qui additionné à la précédente qualité la rend plus coriace qu’un renard des bois en salopette.

Manipulatrice et sans scrupules elle ne reculera devant aucune action, aussi immorale ou avilissante soit elle, pour parvenir à ses fins. Elle n’est pas gratuitement cruelle mais a déjà tant sacrifié de choses importantes à ses yeux sur l’autel de la liberté qu’elle n’a plus vraiment de raison de reculer. Ce qui la rend par ailleurs assez cynique et imperméable au malheur des autres.

Très exigeante, elle cherche à tirer au maximum son avantage dans toute négociation. Elle rechigne très fortement à faire des concessions ce qui la rend redoutable en marchandage mais fait parfois d’elle une piètre négociatrice. A lui tendre la main on risque rapidement de se faire emporter un bras…

Pourtant, c’est aussi parce qu’elle n’a pas eu de vrai lien d’affection avec quiconque depuis longtemps que Jézabel est devenue aussi froide, à l’époque où elle était la turbulente Jazz peu nombreux étaient ceux qui pouvaient rivaliser d’énergie et de joie de vivre. Et elle avait cette manière de magnétiser l’attention et de faire partager ses rêves. A force de se contenir pour coller au rôle qu’elle s’est donné Dame Jézabel a enfouit profondément le reste de sa personnalité. Mais celle-ci n’a peut-être pas complètement disparut.

Histoire :

Cette histoire vous est contée sur une petite île des Tropiques, l'île Lapsi-a. Une île qui possède deux particularités. La première étant qu'il y pleut quasiment en permanence. La seconde est affaire de mœurs. En effet, sur cette petite île, une fédération de grandes familles gouverne le reste de la population. Chacun à son propre rôle, les femmes assurent la pérennité de leur nom de famille tandis que les hommes eux décident de l’avenir de l’île. Mais écoutez plutôt ce que l’ancienne a à vous dire.

« Tout commença donc par un jour inhabituellement chaud et ensoleillé. Ce jour là la Première Famille de l'île accueillit un miracle des Dieux, la première fille après 3 garçons. Jézabel.
Durant son enfance, Jézabel fut ce qu'on peut appeler une petite fille choyée. Ses parents l'élevèrent dans un cocon de tendresse, lui accordant tout leur attention et allant même jusqu'à lui céder tous ses caprices, c'est comme ça qu'elle obtint son beau poney Sleepy.
C'est pendant cette période d'innocence que Jézabel idéalisa les choses ; elle voyait son île comme la plus belle du monde et s'imaginait que son père, président du conseil des Familles, était le meilleur homme au monde, le plus intègre, le plus juste, le plus fier et honorable qui soit. Meilleur encore qu’un Samouraï Pizza Cats.

Mais après l'insouciance de l'enfance viennent les affres de l'adolescence.

C'est durant cette période que Jézabel développa sa soif de connaissances. La culture, les livres mais aussi et surtout l'Histoire l'intéressaient. Elle s'évadait dans les livres et s'émerveillait de ses découvertes, notamment de l’existence du fameux Simon Smith, l’homme au nom le plus improbable qu’elle ait jamais connu.
Sa curiosité ne parvenant à se contenter des rares écrits à sa disposition, c’est à cette époque qu’elle quitta vraiment l’environnement familial et familier pour trouver les anciens et les écouter conter les histoires et légendes de l'île. Les récits des Anciens la régalèrent de détails que la plupart des livres n’avaient pu lui offrir, mais ils nourrirent aussi le doute qui couvait dans son esprit. Et peu à peu Jézabel pris conscience d'un fait important : si les histoires différaient, elles parlaient toutes de temps meilleurs, d'une époque où la vie était plus heureuse.
Dans son esprit le voile de sa prison dorée se déchira et c’est alors que Jézabel se rendit pleinement compte des indices de misère qui parsemaient les villages. Comme une vague qui se heurte à une falaise, les illusions de paradis de la jeune fille se heurtèrent à la dure réalité et se dispersèrent dans l’écume.

Révoltée par cette découverte, elle poussa ses recherches plus loin avec une détermination qui finit par la ramener chez-elle, investissant les papiers de son père.
Et ce qui devait arriver arriva...
Dans les nombreux documents, elle trouva où disparaissait la richesse de son île. Son père, cet homme qu'elle croyait si bon et surtout si fier avait, au nom du conseil et des Grandes Familles, accepté de payer un lourd tribut au gouvernement et les premiers à en pâtir étaient le reste de la population.
Cette terrible découverte bouleversa la jeune fille qui, folle de colère, fit irruption dans le salon où se détendait son paternel, brandissant les documents. S'en suivit un terrible affrontement dont les échos résonnèrent loin à travers les murs de la maison. »


-Ile de Lapsi-a quelque part prés des tropiques dixième ou onzième mois de l'an de grâce 561-

« Comment as-tu pu ! Comment as-tu pu accepter cette merde !? » dit-elle en lui jetant les feuilles à la figure.

« Tu ne peux pas comprendre, Bel, ce sont des affaires de grandes personnes. Et fait attention à ton vocabulaire ! »

« Je ne peux pas comprendre !? Tu es en train de vendre cette île par petits morceaux ! C’est toi qui n’a pas l’air de bien piger dans quel mer… »

« Ça suffit Bel ! Papa va se fâcher très fort ! Je n'aie pas à discuter de ça avec une enfant ! Tu finiras par comprendre en grandissant d'avantage, maintenant file dans ta chambre avant de m’obliger a te mettre une fessée cul-nu.»

« Je n’ai plus dix ans… Et j’ai déjà compris : tu es une honte à ton nom. Je refuse d'être la fille d'un cabon au petit gogot ! »

Jézabel quitta la pièce en claquant la porte. Son père n'essaya pas de la retenir, se disant qu'elle reviendrait une fois calmée.
Il avait tord. Enfin pas tout à fait.


« Elle revint effectivement à la maison mais loin d’être calmée. Et l'atmosphère s’y alourdit de jour en jour. Quand ce n’était pas des éclats de voix c’était un silence pesant. Jézabel prit alors part à diverses actions. La première fut d’intégrer un groupe de dissidents qui refusaient de se soumettre à l'impôt. Les relations qu'elle entretenait avec son père ne s'en arrangèrent guère, comme vous l’imaginez.
Et pour pousser toujours plus l’opposition avec lui, elle se fit porte parole de la résistance. Son caractère lui attirait la confiance et la réputation tandis que son nom faisait parler d’elle. C'est d'ailleurs de cette période qu'elle acquis le surnom de Jazz. Le naïf Noupitau, paix à l’âme de ce pauvre enfant, aimait à dire d’elle qu'elle n'était pas Jézabel mais plutôt Jazébel... parce qu'elle faisait jaser la belle. Jazé mais qui devint très vite Jazz.
Avec sa force de caractère, ses rêves d'adolescente idéaliste et, surtout c’est vrai, l’information concernant le tribut que le conseil avait acceptée en secret, Jazz s’alliait de plus en plus de monde à coups de discours convaincants. Chez nous, c’est comme cela que l’on fait la guerre vous le savez. On ne peut vraiment vaincre que par les mots, convaincre est la vrai manière de gagner une bataille, il n’y a que les barbares sans éducation qui l’ignorent.

Et à cette guerre, Jézabel était redoutable. Dès la fin de la troisième saison des pluies de cette année là, son père était incapable de rassembler suffisamment de richesse pour payer le tribut dans les temps.

Dès lors, le Gouvernement décida d’expliquer à la petite île le prix de la liberté en envoyant un contingent pour remettre la région au pas en éliminant toute forme de résistance.
L'arrivée des étrangers ne fut pas acclamé, loin de là, le groupe de résistants ne comptait pas s'arrêter au fait de stopper le paiement du tribut, cela va de soit. C'est comme ça que Jazz et les plus résolus des extrémistes décidèrent de bouter les hommes du gouvernement dehors. Ils étaient inexpérimentés hélas et même s’ils s’étaient armés de bric et de broc, décidés qu’ils étaient a faire comprendre les choses à ces rustres dans le seul langage qui semblait leur parler, aucun d’eux ne savait vraiment se battre. Aucun d’entre nous ne le sait… pauvres enfants.

Malgré un plan bien ficelé, un magistral effet de surprise et une courageuse fureur, c’est a peine s’ils parvinrent à blesser et renverser quelques-uns des soldats avant que le combat ne tourne au désastre.

Jazz se fit capturer avec plusieurs de ces compagnons. Ceux-là furent parmi les plus chanceux. Elle ne tarda pas à se faire connaître en tant que meneuse afin de protéger ses amis. Les hommes du gouvernement promirent de l'exécuter publiquement afin d'endiguer toute volonté de rébellion future.

Ce jour funeste restera toujours gravé dans ma mémoire. Ils avaient empilés nos défunts sur une simple charrette… Et elle se tenait au centre des soldats, ensanglantée et tout le monde regardait en silence. Comme si tout ça nous avait donné un grand coup sur la tête.
Et le chef des étrangers nous disait que c’est ce qui arrivait à ceux qui résistaient au Gouvernement que nous ne valions rien à ses yeux et que nous devrions même les remercier… Et nous nous ratatinions sur nous même de plus en plus.
C’est alors qu’elle nous sauva du désespoir. Alors qu’elle était vaincue, et faisait face à cette homme qui allait prononcer sa mort elle releva fièrement la tête. Elle planta sur lui un regard qui lui aurait fait souffrir mille morts s’il avait pu. Et elle lui répondit haut et clair pour que tous puissent entendre cette phrase historique :

“Fai bour ton ki.”

... »

La vielle femme s'interrompt quelques instants, émue. Puis toussote un peu et reprend.

« Une mère ferait n'importe quoi pour sauver son enfant, on peut en dire de même d'un père. Si le père de Jézabel pouvait en vouloir à sa fille d'être à la tête de la résistance, de gâcher ses entreprises… il ne pouvait s'empêcher de l'aimer sa petite cocotte en sucre d’orge. C'est probablement la raison qui le poussa à s'humilier d'avantage encore en se jetant aux pieds de l’envoyé, jurant allégeance au Gouvernement en échange de la vie de sa fille.
L’homme ne sembla guère se troubler. Il n’avait guère réagit à la bravade de sa captive, peut-être trop intimidé.
Pourtant il plia, disant que le gouvernement était magnanime envers ceux qui savaient reconnaître leurs erreurs et se montrer coopératifs. Mais à partir de ce jour une petite troupe serait respectueusement accueillie sur l’île afin d’en garantir la… sécurité.

Là où la plus part auraient dit merci, Jazz n'en fit rien. Elle aurait préféré mourir que de voir sa vie échangé au prix de la liberté de l'île. L'échec lui laissa un goût amer et elle n'en éprouva que d'avantage de mépris et de dégout pour son père.

Dès l'année suivante son père prit la décision de la marier, pensant d'une part la calmer et d'autre part profiter d'une alliance qui consoliderait sa position précaire sur l'île.
Découragée par son cuisant échec, Jézabel se plia à l'autorité paternelle et les préparatifs commencèrent. Et malgré de gros moyens, ce fut le plus triste mariage de l'île. La mariée ne souriait pas, les personnes qui la soutenaient n'étaient pas enthousiastes de la voir si déprimée et seul son père semblait se réjouir de ces festivités. Comme quoi le malheur des uns fait le bonheur des autres.

Malgré tout, elle ne pouvait rester réellement éloigné de la résistance qu’elle avait encouragé et qui nourrissait les mêmes désirs de revanche. Elle pouvait compter sur ses ami(e)s pour la tenir informée. Voyant que rien ne s'arrangeait, elle conclut que plus aucuns moyens ne permettraient de renverser la situation de l'intérieur.
Elle organisa clandestinement son départ avec l'ambition de gagner suffisamment de pouvoir au sein même du dragon gouvernemental pour reprendre le contrôle de son île et la libérer. »

L'ancienne se tût un moment profitant de cet instant pour se gratter l'oreille.

« Et après Gran-Mair ? »

« Après son départ, les informations furent bien plus clairsemées.
De rares lettre envoyées, la discrétion étant de mise, entretenaient l'espoir que pendant cinq longues années, elle jouait les jeux de la cour dans l'unique but de gravir les échelons de la haute société au sein même de l'ennemi.
Elle semblait bien s'en sortir. Pourtant...

Dans sa dernière lettre qui fut beaucoup plus longue que les précédentes, elle expliquait que son plan s'était retourné contre-elle. Mais elle n’a pas baissé les bras pour autant. Elle aurait entendu discourir en long en large et en travers d'une île. Cette île serait appelé Clavinia « la Résistante » et abriterait de Grands Pirates qui auraient le culot d'être assez puissant pour défier le Gouvernement.
Elle semblait décidée à aller sur cette île et de s'approprier la force qu'elle semble pouvoir lui offrir. Il ne serait pas étonnant qu'elle cherche à devenir une des Grands Pirates. Et quand elle le sera, elle ne fera qu’une seule bouchée du Gouvernement !

Cette dernière lettre nous laisse une lueur d'espoir à nous qui sommes restés sur l'île et qui enduront en attendant que l'heure sonne... »

Profession : Pirate

Compétences :

Connaissances (6) : Déchiffrage (3), Investigation (3)
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MJ

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Messages : 190
Date d'inscription : 31/03/2011

MessageSujet: Re: Jézabel    Dim 10 Avr - 13:07

Bonjour, Jézabel. :-)

Je te souhaite la bienvenue sur Maynlie. ^^

Que les membres en devenir prennent exemple, c'est une très bonne (ainsi que très belle) fiche. Bonne parce qu'elle respecte tout à fait les attentes, et en plus de ça, elle rayonne d'une bonne appropriation du background. Ensuite, elle est belle de par sa qualité et le fond de son histoire. Je ne puis que dire que Jézabel est un personnage avec beaucoup de potentiel RP, ce pourquoi je te félicite. ^^
[Fiche validée !
Tu peux à présent poster dans les parties RP du forum et commencer à jouer.
Et maintenant, il est temps de voir comment tu vas t'en sortir dans notre univers...
Place à tes aventures !]
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Jézabel
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