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 Quai n°32

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Vaya
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MessageSujet: Quai n°32   Jeu 28 Avr - 13:52

Le bateau marchand dans lequel Vaya avait voyagé clandestinement venait d'accoster bruyamment sur le quai n°32. Il était à presque un kilomètre du centre névralgique du port. Il était plus que temps pour le jeune femme que le voyage prenne fin.
Depuis 5 semaines qu'elle avait quitté le domaine familial, elle était sorti le strict minimum, et de nuit. Elle connaissait la coursive par coeur, évitant les pièges qui se mettaient en travers de son chemin, évitant ainsi de se faire repérer. Du canot aux cuisines, elle aurait pu y aller les yeux fermés. Mais elle s'était forcée à jeuner, voulant éviter au maximum de piocher dans les réserves des marins, qu'elle savait prompt à la balancer aux requins si elle se faisait remarquer.
C'était donc la faim et la soif au ventre, les membres courbaturés et ankylosés qu'elle quitta discrètement sa cachette. L'équipage avait à priori fini de décharger et s'était ruer au centre ville vers les tavernes. Cela laissait le champ libre pour Vaya.

D'un bond élégant, elle se retrouva sur le pond supérieur de l'étoile d'argent, nom du bateau sur lequel elle était. Cachée derrière un épais cordage enroulé sur lui-même, elle vérifia qu'elle était seule à bord avant d'aller prendre un dernier repas aux cuisines. Mieux valait prévoir et manger là ou elle savait qu'elle pouvait trouver à manger, ensuite, elle prévoyait de trouver un travail pour subvenir à ses besoins. Mais combien de temps cela lui prendrait-il? Elle n'en savait fichtre rien, donc mieux valait manger. Lorsqu'elle eut fini de se sustenter, elle partit en quête d'une bassine d'eau pour se rafraîchir.

Enfin prête, elle prit le ponton qui la mena sur le plancher des vaches. Elle s'éloigna rapidement du bateau avant que quelqu'un ne la remarque, autant ne pas s'attirer d'ennuis de suite. Elle prit quelques minutes pour observer où elle venait d'arriver. Elle ne savait pas, mais à la vue de la population environnante, elle ne douta pas une seule seconde de sa destination.

"Et merde... j'aurais pas rêver mieux."

Voila qui lui apprendrait à prendre le premier bateau sans vérifier la destination !
D'un pas décidé et quelque peu nerveux, elle se dirigea vers le cœur du port.

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Raoul

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MessageSujet: Re: Quai n°32   Sam 30 Avr - 2:50

Pour pouvoir commencer à faire du RP de groupe, j’ai proposé à Vaya de jouer mon personnage dans la situation à laquelle il devrait aboutir à la suite de son RP solo. Autrement dit, cela tomberait juste après qu’il se soit fait un peu fait malmener par la « police locale » pour ses « déprédations ».
Et oui, comme dirait Onizuka, « il faut que les connards paient ! ».
Depuis, il expie sa peine, condamné qu’il est aux travaux forcés pour payer ce qu’il doit. Et pour ce faire, il bosse comme docker.

(Je précise, pour ceux qui liraient.)

~~~

Décaper une bouche d’égout, c’est nul. En plein après-midi, c’est pire.

Non mais franchement… pour peu que le soleil tape, ça devient un vrai calvaire.
Surtout quand on est torse nu.
Qu’est-ce que ce serait alors si on le faisait, par-dessus le marché, avec un pauvre vestige de brosse de fer ?
Ben je vais vous répondre : on aurait cette désespérante impression de perdre son temps. Et en plus, on en aurait sacrement marre. Et puis il y aurait ce bruit… ce bruit ignoble à s’en faire péter les dents.
Raoul vous le confirmerait que c'est chiant vu que c’est ce qu’il faisait, en ce moment précis.

Si un blâme et quelques (convaincantes) menaces de mort n’avaient pas fait de lui le plus zélé des hommes, les raclées quotidiennes de « M’sieur Bolton » furent bien plus pédagogues. Bon, bien sûr il n’alla pas jusqu’à faire des heures supplémentaires, ni même jusqu’à faire son travail comme il faut. Mais il en faisait assez pour qu’on lui lâche la grappe et qu’on le laisse à ses affaires, la plupart du temps.
On pourrait dire qu’aujourd’hui, il n’eut pas cette chance.
Parce que voilà justement qu’il arrivait, ce fameux Bolton.

« Hé ! Connard ! Graine de vaurien ! Flibustier de carnaval ! Moule-toi les miches et range-là ton putain de matos ! Morgan a besoin de toi pour décharger un putain de gros navire à la trentaine ! (En partant, aussi vite qu’il était venu) Et m’fais pas me répéter Raoul ! »

Quel homme… quelle répartie, quelle concision, et puis quelle éloquence !
C’était bien le genre qui ne laissait pas Raoul indifférent.
Non pas qu’il comprenne vraiment les insultes ou qu’il trouve le ton agressif, il s’agissait plutôt de sa bonne vieille rage animale et de sa frustration. Cette même dernière, il l'accumulait chaque matin quand il ne comprenait pas pourquoi deux fois de suite, on l’avait forcé à prendre des vacances au bord de la mer.
Parce que oui, étrangement, il avait une dent contre ce pauvre indentant. Cet adorable type qui poussait le zèle jusqu’à lui mettre des roustes à chaque fois qu’il se rebiffait.
Il avait beau ne pas être grand ce Bolton, il savait se faire entendre, et surtout se faire écouter. Même des sauvages.

La tempête passa, et l’infernale ardeur de son regard s’adoucit ; n’ayant ainsi pas le temps de faire fondre le seau qui lui servait de boîte à outil. (Ça l’aurait embêté, il n’en avait qu’un.)
Le chat était là à le regarder réunir ses affaires.
Il était toujours là à le suivre, comme l’aurait fait une guigne ou un lézard fantôme. Ce même chat décharné au pelage noir miteux avec deux pauvres yeux verts qui louchaient.
Les « copains » avaient beau dire que c’était sa bestiole, il ne l’avait encore jusque-là jamais attrapée. Bien trop puissante, bien trop rusée…
D’ailleurs, ça aurait énervé n’importe qui d’être pisté comme ça, mais pas Raoul. Ce chat, c’était la seule personne qu’il respectait et qu’il craignait. C’était un chasseur redoutable qui avait toujours de quoi bouffer, un traqueur irrésistible qui jamais ne fermait l’œil…
Bref.

Ils mirent les voiles et marchèrent pendant un certain temps, lui, ses balais, ses brosses, son seau, le chat, et ses parasites. Le navire en question était loin, mais pas tant que ça finalement. Ils y furent en un peu moins de dix minutes.
Si Raoul quitta assez vite l’agitation du centre-ville, la « trentaine » grouillait encore de monde à cette heure-ci. Bon, ça faisait qu’une vingtaine de glandus, mais ça reste beaucoup, pour Raoul. Du marin, du voyageur, du badaud… il y avait un peu de tout.
D’où il était, il pouvait apercevoir Morgan et ses hommes (qui n’étaient pas à portée de voix, estimait-il). Puis ce ne serait pas son genre de crier "pour voir". Quoi que si...
Ces hommes, ils étaient de ceux qui passaient le plus clair de leur temps à décharger. De vrais dockers eux, des grands des forts, du genre de ceux qui se faisaient payer.
Il ne bossait pas souvent avec eux, et d'ailleurs, n’aimait pas bosser avec eux.
Raoul, lui, n’aimait pas Morgan parce que c'est tarlouze, et en plus il a les cheveux noirs. Alors vous vous doutez, Morgan n’aimait pas Raoul.

Quoi qu’il en soit, la question n’était pas là en cet instant précis : le chat s’était arrêté. Et pourquoi donc ? Pour essayer de dévisager un passant que la rencontre avec un animal aussi pouilleux avait fait s’arrêter (de curiosité ou de dégoût). Ce n’était pas dans les habitudes de l’Insaisissable qu’il accorde de l’attention à qui que ce soit d’autre qu’à l’élu. (Bon ok, la version de Raoul est plutôt édulcorée).

Ce dernier se tourna donc lentement sur lui-même, sceptique. Ses pensées traduisaient une profonde curiosité, une profonde incompréhension. Hum, disaient-elles.
Il s’approcha avec la démarche mesurée du chasseur, pas à pas.

(Il avait une sacrée dégaine en « tenue de travail ». Torse nu qu’il était avec pour seuls vêtements un court pantalon, un bandana et des sandales. Et bien sûr avec son seau et ses balais.)

Peut-être que de plus près, y verrait-il mieux. En plissant les yeux aussi, pourquoi pas.
Parce que jusque-là, à tout juste trois mètres, il ne lui trouvait rien.
En fait si, il le trouvait bizarre ce type, mais il n’aurait pas su dire quoi.
Peut-être est-ce parce qu’il avait les cheveux rouges.
C’était perturbant.
Ou alors autre chose…

Raoul resta à le toiser, braquant sur le pauvre passant un regard impitoyable.
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Vaya
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MessageSujet: Re: Quai n°32   Sam 30 Avr - 20:18

C'est avec un long soupir que Vaya marchait d'un pas ferme vers le centre. Parfois bousculée, souvent alpaguée, elle pestait intérieurement et ne se privait pas de lancer des regards assassins au plus hardis d'entre eux. Plus elle progressait, et moins elle appréciait la vue et la population. Ça sentait la vinasse et le poisson pas forcément frais, mêlés d'une pointe acide d'urine et d'aigreur de sueur. Heureusement, notre jeune amie n'était pas délicate, sinon, un haut le cœur l'aurait déjà cueilli en plein milieu de la chaussée, histoire de rajouter à ce charmant fumet.

C'était pour elle une situation qu'elle n'avait même pas envisager. Se retrouver ici. Peut-être son père était-il toujours en vie ? Peut-être aurait-elle la chance de le rencontrer et de venger sa mère? Cela faisait beaucoup de peut-être, d'autant qu'en 22 ans, il avait certainement eu la chance de mourir mille fois. Néanmoins, avoir comme père un pirate, cela l'aiderait surement à s'intégrer un minimum. Ou pas. Fallait se méfier de ces gens là. Et pour ça, elle avait bien le côté roublard paternel dans le sang. Un peu trop à son gout... Mais on ne se refait pas comme dit l'autre !

Vaya fut soudainement tirée de ses pensées par une masse noirâtre. Autant les hommes, femmes, et autres humanoïdes faisaient parti de la routine, autant elle ne s'attendait pas à tel face à face. ce qui était étrange, c'est que le matou miteux semblait vraiment la fixer. Levant un sourcil de surprise, elle stoppa net, et se fit rentrée dedans par trois gaillards qui portaient des sacs. Une volée d'injures plus fleuries les unes que les autres volèrent en direction de Vaya. Mais celle-ci resta impassible, les ignorant royalement pour se retourner vers ce chat moche, maigrelet et aux yeux torves.

"C'est moi que tu regardes comme ça?"

fit-elle simplement en pointant son doigt sur sa poitrine.

"T'as l'air d'être un sacré sac de puces."

Le chat tourna enfin la tête, semblant l'ignorer un instant.... Vaya suivit du regard ce que le chat regardait pour le coup. Et tomba sur une espèce d'énergumène grand, blond et sale. Autant dire qu'il était plutôt bien assorti au chat. Lequel ressemblait le plus à l'autre, telle était la question ! Et sans doute qu'on n'aurait jamais la réponse... Vaya fronça les sourcils, l'homme n'avait pas bronché et la fixait un peu trop à son gout. Il lui voulait quoi encore celui-là ? C'était peut-être un mendiant qui avec son chat puant, réclamait quelques piécettes? Hmm... Ça n'avait pas l'air, trop au milieu de la foule. Mais il allait bouger oui?

"Qu'est-ce qu'il y a? Ma gueule te revient pas?"

La question était finalement adressée autant au chat, qui continuait son manège, qu'au blond, qui comme le chat, ne semblait pas vouloir décamper.
Finalement, pas forcément bien à l'aise d'être sous les projecteurs, elle préféra s'accroupir et tendit les doigts vers le demi-fauve à poil noir.

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Raoul

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MessageSujet: Re: Quai n°32   Jeu 5 Mai - 13:14

Alors que le passant tendait inconsciemment sa main, la gorge de Raoul se serra et son cœur se mit à vouloir lui péter la cage thoracique.
Ce petit instant dura une éternité. Enfin, jusqu'à ce que le chat s'écarte au dernier moment, secouant erratiquement la tête sans un bruit.

S'il en avait été autrement, le monde se serait écroulé sous lui ! La course même des astres aurait été déviée, la terre-mère se serait insurgée ! C'est du moins ce qui pour lui menacerait le monde si s'effondrait l'ordre établi.
Mais rien de tout ça n'est arrivé, vous en êtes témoins.

Et vu que Raoul aussi le fut, il n'avait plus vraiment rien à faire ici. Équanime, il répondit à l'intéressé un ambigu : "Non". Ah ça, quelle langue foireuse. Quoi qu'il répondait, il se faisait piéger...

Il tourna les talons vers le navire, abandonnant le matou pour le provoquer. En réalité, il n'eut le temps de rien. Le visage flegmatique de Morgan était déjà devant le sien sans qu'il ait eu à le chercher. Le géant brun à la barbe broussailleuse lui posa la main sur l'épaule et lui expliqua laconiquement :

"On a fini. Y avait pas grand chose."

Un coup d'œil à Morgan, un coup d'œil au passant, et il s'en alla sans mot dire. Comme il l'espérait, l'Insaisissable le suivit.

Le soleil mettrait encore quelques heures avant de se coucher... Il fallait trouver de quoi s'occuper.

~~~
Morgan était resté auprès de la jeune femme alors tout le monde se dispersait.

"Je t'ai vu descendre du bateau. Et t'as pas l'air de la famille de l'autre Ben."

Enchainant vite en levant imperceptiblement les mains, comme pour s'excuser :

"Ben c'est un con. Ouais. Et puis même hein, j'aurais rien dit, gamine. (Prenant un air farouchement paternel) Tu ressembles à ma Betsy, elle vient d'avoir quatorze ans. Sauf que elle, elle a pas l'air de tant crever la dalle. Alors bon..."

L'incartade de deux des ses hommes le fit s'interrompre. Celui qui venait de foutre son "collègue" à l'eau se faisait traiter de "ta mère la barrière". Ce à qui il répondit "oh ! oh ! ta mère" avant de se jeter à l'eau pour l'étrangler. Morgan continua, soupirant.

"Va falloir que je trace la route... (Regardant droit devant lui) Le sauvage qui est venu te reluquer, c'est pas un mauvais bougre. Enfin, c'est que je pense. Moi ça fait vingt ans que je suis là, c'est chez moi. Lui ça fait trois mois. Il a pas la mentalité du coin en fait."

Posant chaleureusement sa main sur l'épaule de la jeune femme :

"Bref fiston, si t'es paumée demande y lui. Il connait bien le port. Bon courage gamine," ponctua-t-il en hochant la tête, faisant un salut de son énorme patte.
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Vaya
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MessageSujet: Re: Quai n°32   Mar 10 Mai - 12:24

Vaya était toujours nez à nez avec ce chat poisseux, se demandant si au final, elle ne ferait pas mieux de retirer sa main. Vu sa tête, ce n’était peut-être pas que des puces qu’elle risquait d’attraper. La gale ou pire, un truc qui vous faisait vomir tripe et boyaux… C’est qu’il semblait peu manger, et que des saletés à coup sur ! Son dilemme fut de courte durée, car le matou décida de lui-même de tourner les talons et de s’en aller d’où il venait.

Et Vaya de se retrouver au milieu de la foule, au sol, à regarder un chat s’en aller. Elle se redressa avant d’être percutée, et se demanda un instant ce qu’il lui était passé par la tête. Elle était perdue sur une île dont la population lui sortait par les yeux. Fallait qu’elle….

« Non. »

Elle l’avait oublié celui-là tiens. Aussi bizarre que le chat, voire aussi pouilleux. Mais elle n’eut pas le temps de répliquer qu’il suivait le même mouvement que l’animal, faisant fi de ses interrogations.

« Non quoi ? Je suis vraiment tombée chez les fous ou quoi ?? »

Mais voila qui allait finalement confirmer ces pensées prononcées à voix haute…. Un grand costaud, qui semblait être le patron du grand dégingandé venait de rappliquer.

« Effectivement, je ne fais pas parti de sa famille, et encore heureux. » fit-elle farouche et un poil trop sur la défensive. Chose qui s’accentua lorsque l’homme posa son énorme main sur son épaule menu. Et qu’il la vexait maintenant !! Ok, elle n’était pas très grande, ok elle crevait la dalle, mais 14 ans quand même…. Ce type avait les yeux dans ses poches…. Mais au moins il ne semblait pas avoir de mauvaises intentions. Vaya ravala sa colère, et supporta cette main trop familière à son goût.

« Merci… Je ne pense pas avoir la mentalité du coin non plus, mais je crois qu’on n’a plus vraiment le choix. Vais aller le voir votre type. Merci pour le conseil. »


Et de se dégager prestement et rapidement. Ces hommes sérieux, tous aussi présomptueux les uns que les autres. Elle s’en serait sorti toute seule de ce port. Pfff la barbe, en plus il ne bougeait pas et la fixait avec son regard de « je suis un bon samaritain ». Pas le choix, faudrait aller voir le type au chat. Telle une anguille, elle se faufila à travers les marins, esquivant leur chargement, pour se retrouver enfin dans son sillage. C’est qu’il allait vite avec ses grandes jambes.

« Et toi ! Y a l’autre type là qui m’envoie t’aider. Tu sers à quoi sur ce port ? »

Franchement elle avait pas vraiment envie de remonter sur un bateau, ni d'aller quoi que ce soit. Elle espérait (sans trop y croire) que ce serait plus intéressant, et que cela lui permettrait au moins de repérer les lieux stratégiques, et quelques têtes importantes. Autant voir un peu quelle genre de réseaux elle pouvait approcher...

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Raoul

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MessageSujet: Re: Quai n°32   Mer 11 Mai - 2:17

Tout en continuant à traîner son seau et ses balais, sans se retourner :

"Tu dis je suis docker. Tu dis je suis Raoul. Et tu dis je suis un gros connard je répète ce qu'on me dit."

A force répéter cette phrase dans sa tête, il commençait à vraiment bien la connaître. Ah ça oui. C'était son patron qui lui avait apprise, au cas où un passant se ferait insistant. Deux trois fois il s'en était servi, et deux ou trois ça avait eu l'effet escompté : on lui avait lâché la grappe.

S'il comprenait vaguement la langue commune, il ne le parlait pas super bien. Et c'est peu dire.
Vous vous en êtes rendu compte... c'en est même "Valovalodavyj".
(Ce qui signifie dans sa langue natale : euphémistique, terrier, et bâton.)

"Tu dis je suis docker. Tu dis je..." se prit-il a répéter, sans même terminer.

Sentant bien que ce coup-ci les mots magiques ne suffiraient pas, il se retourna.

Le voyageur avait cette expression que tout le monde autour de lui avait : il paraissait clairement excédé. Il allait genre crier un truc, cracher, et Raoul se retrouverait à deux doigts de vouloir lui péter la nuque. Mais ce coup-ci, il voyait autre chose.
Et c'est pourquoi Raoul ne coupa pas court à la conversation on se barrant.
Ses yeux, ses joues, ses cheveux... tout montrait que cet homme crevait complètement la dalle. C'est dire. Et puis il avait soif, c'était sûr : l'eau du port était empoisonnée.
Se demandant si oui ou non il fallait qu'il lui partage sa bouffe, se demandant si oui il fallait demander, et si oui quoi, il n'avait plus assez de mémoire vive pour se surveiller. Du coup, c'est à corps défendant qu'il fouilla dans sa grande poche pour sortir sa deuxième ration de midi qu'il n'avait pas mangé. Elle était encore enroulé dans son torchon. C'était un de ces plats "typiques" et étrangement bon. Si bon qu'en général, son "copain" Henrifred lui refilait sa part.
Bref, il s'agissait de jambon cru fourré au fromage et au pain.

Raoul avait le bras tendu vers l'étranger, lui offrant le spectacle d'un faciès excessivement ambigu. On aurait pu y lire j'm'en-foutisme, colère, gentillesse, fierté, courage et incompréhension.

Comme d'habitude.
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Vaya
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MessageSujet: Re: Quai n°32   Mer 11 Mai - 23:33

Vaya regardait le dos de l'individu qui... finalement venait de se présenter d'une bien drôle de façon. Si cela existe, on pourrait dire que le tourne-disque était rayé. Et franchement, la technique du 'je passe pour un neu-neu" c'est vrai que parfois cela fonctionne. Un sourire narquois s'était dessiné sur les lèvres de la jeune femme, amusée par l'étrangeté de l'individu. Elle l'observait encore quand il lui tendit son espèce de brioche locale. Elle se contenta de glisser entre ses dents, comme pour bien marquer et le visage et le nom dans sa mémoire :

"Raoul le docker..."

Elle ne le quittait pas des yeux. Elle avait cet instinct étrange qui vous disait parfois qu'il faut se méfier. Elle voyait bien qu'il faisait un effort de générosité en partageant son pain, mais la lueur qui dansait par moment dans son regard ne lui disait rien qui vaille. Pourtant son estomac rompit l'affrontement visuel dans un cri d'agonie et força Vaya à se saisir du bien. Néanmoins, elle rompit le morceau en deux et le rendit à son propriétaire.

"Merci. Et moi, je suis Vaya."

Même s'il ne le voulait pas pour lui, il pourrait toujours donner le reste au chat. Elle n'était pas la seule à crever de faim. Finalement, elle dévora son maigre menu qui lui parut... arf.... vraiment, mais vraiment... trop salé !! Horrible ! Ca lui brûlait presque le gosier pour le coup. Et les larmes lui piquèrent le coin des yeux, mais, se mordant l'intérieur de la joue, elle put les contenir.

"t'as pas à boire?? Ca donne soif ton pain!!"


Devant l'air ahuri du jeune homme, qui _ Vaya s'en était rendu compte _ parlait à peine leur langue, elle mima le fait de boire en pointant sa gorge. De toute façon, s'il avait mangé la même chose, obligé il avait du avoir le même problème !! Elle se rappela également son vieux précepteur un peu bougon. Il lui avait appris quelques rudiments de langues étrangères, même si elle ne savait pas bien lesquels. Peut-être cela l'aiderait-elle à comprendre l'étrange être qui se tenait devant elle, et qui semblait avoir du mal à communiquer.

"tu parles un autre langage ?"

Autant rester sur "langage" et non langue, trop peu précis et qui, prit au premier degré de compréhension, serait complètement stupide et vide de sens. Si je parles avec une autre langue que la mienne ? Non pas que je sache, elle est bien restée sagement dans ma bouche au milieu des dents. merci....


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Raoul

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MessageSujet: Re: Quai n°32   Sam 4 Juin - 22:49

"Oui. Soif ton pain."

Et du boire, de l'eau. Sûrement qu'il y en avait, oui. Mais Raoul n'en avait pas. Il n'avait plus grand chose qu'il pouvait donner. Des points de bonne eau, y en avait partout en ville. La fontaine, le lavoir, l'autre lavoir, l'autre fontaine. Mais aussi la petite rivière au nord, la petite rivière à l'ouest, et toutes les petites rivières dans les rues. Et elles étaient tous plus ou moins dans la même direction.

"", lâcha-t-il, après un long moment de réflexion. Il pointait vaguement son doigt vers la ville.

Oui, elle devrait s'en sortir. Si elle allait tout droit elle en trouverait bien.

Égal d'humeur et égal d'esprit, il rassembla soigneusement ses affaires. Se disant en avoir fini avec la jeune femme, il posa son seau et ses balais à côté d'un bollard. Sans crier gare et sans enlever ses sandales il piqua une tête dans la saumure.

Il fallait bien prendre le chemin par un bout s'il voulait rentrer chez lui.

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MessageSujet: Re: Quai n°32   Dim 5 Juin - 15:32

Ah ça, elle n'était pas prête de l'oublier "Raoul le docker". En voila un bien étrange personnage. Elle avait bien saisi qu’elle l’agaçait, bien qu’elle semblait en même temps l’intriguer de vouloir chercher à lui parler. Ca ne devait pas lui arriver souvent. D’ailleurs, il avait coupé court en plongeant dans l’eau du port. Vaya le regarda, un peu irritée avant de claquer la langue au palais, se rappelant sa soif. Elle se retourna alors vivement lorsqu’elle sentit une boule de poil rêche lui toucher le mollet. Le chat miaulait à ses pieds, et faisait mine de vouloir la suivre dépité de ne pouvoir suivre dans l’eau la personne qui se rapprochait plus de son garde manger.

« Non, mais tu rêves toi ? »

Rapide, elle se baissa et le choppa par la peau du dos avant de le ramener à hauteur d’yeux, juste assez loin pour éviter les coups de griffes. Voila qu’il faisait moins le collant maintenant. Il ne semblait vouloir plus qu’une chose, se tirer de ce piège à la poigne de fer.

« Va donc chasser les rats, vieux chat ! Je suis pas ta nounou.»

Fit-elle, tranchante, avant de jeter le chat à 1 ou 2 mètres de ses pieds. Maintenant qu’elle était sur de ne pas être suivie, elle se dirigea d’un pas vif vers le centre. Le port, elle en avait assez vu, et les odeurs commençaient à lui être insupportables.

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MessageSujet: Re: Quai n°32   

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